Decorum

Dimanche, je profitai de mon passage à Paris pour visiter l'exposition Decorum au Palais de Tokyo dont c'était le dernier jour. Decorum

Elle m'importait cette exposition... car je songe sérieusement utiliser ce type de matériaux et ne venait surtout pas là par hasard.

Je vous livre en vrac des images et des réflexions qui me sont venues. 

Il y a d'abord cette possibilité : peindre le tapis. Ce n'est pas ce que j'ai en tête.

Plus loin un drôle de trompe l'oeil : un tapis représentant une peau de tigre comme une sorte de mise en abîme. Trait d'humour.

Je guette les accumulations, les assemblages, les superpositions, les juxtapositions, les recouvrements et surveillent comment les pièces peuvent jouer les unes par rapport aux autres. 

Tapis de laine, poils plus ou moins longs, l'animal n'est pas loin. Le rôle protecteur et doux du tapis me renvoie aux habitats les plus précaires, où il assume un vrai rôle de réchauffer l'espace et de l'isoler du froid du dehors. Décorer, c'est autre chose, un rôle secondaire.

Rapport au paysage chez Piero Gilardi qui réinvente une forme de nature avec son tapis-galet en mousse de polyuréthane. Cette direction me tente également non pas pour réinventer une forme de nature mais pour évoquer notre rapport naturel et primitif au monde. 

De multiples tapis anonymes jalonnent aussi l'exposition. On les doit non pas à des artistes de renom mais à des artisants de par le monde, pratiquant le tissage de manière ancestrale et traditionnelle. Je suis tentée de lier mon travail à ces pratiques qui se confondent avec les commencements de notre humanité. 

Caroline Achaintre, Moustache-Eagle

Joan Miro, Sobretelxim XVI, 1973

 

Helen Frances Gregor, Totem n°5, 1976

Michael Beutler, métier à tisser conçu par l'artiste

Anonymes, superposition

 

 

Decorum - Tapis et tapisseries d'artistes

Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris - du 11 octobre 2013 au 9 février 2014

 

 

 

 

 

 

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