Olivier Marquet

A l'occasion de l'exposition Entre la pose et le suspens

"Il y a quelques mois, Claire Combelles me demandait d'écrire un texte susceptible d’accompagner ou de présenter son travail. Cela me parut très vite incongru de réaliser cet exercice sans même avoir vécu ni complètement entrevu les œuvres. Les mots sont à peu près tout sauf anodins. Cela aurait été comme vous inviter à un bal, en tant que simples spectateurs hagards face aux danseurs, soit doués d’une totale désharmonie, soit aisés d’une parfaite simplicité. Dans les deux cas, vous auriez été lésés de votre propre imagination. Ceci dit, vous n’êtes pas sans savoir le poids de l’implication du report en réponse à une proposition qu’une femme peut vous faire ! Parfois la maison même se demande à quoi servent encore les murs. Je tenais bon, et les murs et moi prenions le parti d’attendre le début de l’exposition, pour teindre enfin de premières impressions.

Impression, voilà un mot qui allait, comme aucun autre mot n’aurait pu le faire, se révéler tellement à propos au regard porté sur l’ensemble des œuvres présentées. Une forme d’impressionnisme latent, en quelque sorte, issu en partie de la mouvance « Support-Surface », ou plutôt, un sur-impressionnisme apparaissait désormais tel un sésame à sa caverne. C’était sans doute là, la cléf de la substitution de toute représentation humaine. Interpréter les traces, l’usure comme l’usage, les lambeaux, les raccommodages comme les raccommodements."

Olivier Marquet 

 

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